Généralités

Etablir une généalogie est, à mon humble avis, un travail de fourmi et de romain à la fois. De fourmi parce qu'il faut assembler patiemment élément après élement un ensemble cohérent. De romain parce que c'est un travail colossal à effectuer. Passionnant, mais colossal.

J'ai le sentiment que ce travail s'articule en deux aspects différents mais complémentaires. Le premier volet permet de constituer l'ossature de la généalogie en établissant les liens. Un tel, né à telle date et tel endroit est le fils d'un tel et d'une telle, mariés à tel endroit à telle date ; etc... C'est un travail de recensement. Recenser les personnes, leur état-civil et les événements marquants de leur vie pour établir des liens de parenté et de cousinage. Cela demande à jouer les détectives et à traquer les différentes informations (dates, noms, lieux, etc) ainsi que les documents pour construire ces lignées et qui constitueront l'ossature, les étagères de la généalogie entammée.

Vient en suite le second volet dont le travail s'apparente à celui d'un historien qui va s'appuyer sur ces liens, sur ces événements mis à jour et soigneusement ordonnés pour établir l'histoire de cette famille. C'est un aspect que je n'ai pas encore vécu mais qui doit être passionnant.

Je ne sais pas si cette vision en deux volets que j'ai de la généalogie est juste mais elle m'a été inspirée par un monsieur actuellement âgé de 90 ans et qui a commencé sa généalogie quand il était adolescent. Son bureau (la pièce, pas le meuble) est rempli d'étagères avec des classeurs admirablement rangés, numérotés, classés dans un ordre chronologique, classeurs garnis de documents (actes —état-civil et notariés—, photos, lettres, factures, etc...) et qui lui ont permis d'écrire l'histoire de sa famille en 3 tomes de 1000 pages ! C'est d'autant plus impressionnant que le tout a été fait sans utiliser de logiciel de généalogie. A l'âge où il a commencé, il n'y avait pas d'informatique familiale ! Et actuellement son logiciel essentiel est un traitement de textes pour écrire ses volumes.

Un travail de fourmi, de romain, de "maçon" pour monter les liens et les générations comme on monterait les étages d'un bâtiment et aussi travail un passionnant d'historien. Je suis loin d'être l'historien de ma famille, je m'attache du moins à essayer à mettre en oeuvre un travail de recencement, de collecte d'informations en ayant présent à l'esprit que si les outils informatiques ne manquent pas, ils ne sont pas toujours entièrement compatibles entre eux. Il faut donc utiliser un moyen simple et le plus facilement adaptable et réutilisable, aujourd'hui comme dans le futur. D'où : les fiches et les fichiers textes au format GEDCOM.

Bien sûr, j'utilise aussi des logiciels mais ils me servent surtout à avoir une vue d'ensemble plus large et plus globale que les fiches et à générer des fichiers GEDCOM plus rapidement que les écrire en tapant les lignes dans un éditeur de texte.

A continuer...

Mise à jour le 11/08/2017 à 21:08:04